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15 décembre, 2009

Radionumydia : http://www.radionumydia.com/

Classé dans : — eldzayer @ 1:59

sonia.bmp http://www.radionumydia.com numydia.bmp

 Sonia Ait Ahmed de Radio Numydia depuis les USA »Ce média est un moyen de communication et d’expression libre… »

Déterminée et engagée dans son combat qu’elle mène sur les ondes. Elle, c’est Sonia de la Radio Numydia qui émet depuis les USA. Sonia, de son vrai nom Sonia Ait Ahmed, est an cienne productrice et animatrice à la Chaîne II de la Radio nationale depuis 1989. Elle réside aux USA depuis l’an 2000 après 2 ans d’exil en suisse. Son expérience dans le domaine l’a emmenée à créer la Radio kabyle Numydia. C’est un projet qu’elle réalisa avec son mari Noureddine Ladjadj, en 2005. Radio Numydia diffuse par Internet et son site prend le nom de www.radionumydia.com. « Elle a pour objectif la promotion de la culture et la civilisation amazigh; Elle donne la parole aux peuples amazigh opprimés », résume Sonia la mission principale de sa radio. Dans cet entretien, Sonia nous présente, d’abord sa radio, ses objectifs et surtout la place que ce média occupe chez la communauté kabyle établie aux USA et partout dans le monde. Sonia évoque surtout l’attachement à la terre natale, à la Kabylie et à son combat de toujours.

La Depêche de Kabylie : Azul Sonia, vous êtes responsable de Radio Numydia, pouvez vous la présenter à nos lecteurs ?

Sonia Aït Ahmed : Radio Numydia est un instrument idéal pour la promotion de la langue et culture amazighs. C’est une radio qui est destinée aux concitoyens(ne) s algérien(ne) s établi(e) s un peu partout dans le monde en général, et aux algérien(s) établi(s) aux USA en particulier. Elle a été fondée à Columbus, Etats-Unis en Août 2008. Les initiateurs de Radio Numydia sont Mr Noureddine Ladjadj et son épouse Mme Sonia Ait Ahmed (tous deux anciens de la Radio algérienne Chaîne II). Les émissions et l’animation sont en langue tamazight (berbère), le direct se fait à partir de 18h00 locale (minuit Algérie) et durant la journée une programmation musicale riche et variée pour satisfaire tous les berbéro-américain qui n’ont aucune radio ici et leur rappeler les bons moments du pays ».

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, radio Numydia est une radio qui diffuse ses programmes sur le réseau Internet. Elle peut être écoutée depuis le site web suivant qui lui est dédié : www.radionumydia.com

Il va de soi qu’il faut un ordinateur avec carte son et une connexion à l’Internet pour la capter.

  

Vous étiez, au fait, ancienne animatrice à la Chaîne II de la Radio nationale, donc, vous n’avez pas changé de métier, vous êtes toujours dans le domaine de l’animation radiophonique même aux USA, où vous vivez avec votre famille, pourquoi ?

J’ai grandi en Algérie. J’ai démarré dans le domaine radiophonique en 1989, puis je me suis retirée après avoir reçu des menaces de mort; je me suis alors réfugiée en suisse pendant une durée de 2 ans, puis le destin a fait en sorte que j’atterrisse aux Etats-Unis ou j’ai décidé de continuer mon combat pour la promotion de ma culture et de ma langue maternelle, le tamazight.

J’ai changé de vocation à mon arrivée aux States mais pas pour trop longtemps, puisque je me suis rendue compte que ma passion pour la radio me manquait énormément et que j’en étais arrivée à ne plus pouvoir vivre sans elle, donc je me suis lancée dans des recherches assez approfondies et me suis investie à fond pour reprendre dans ce domaine qui me tenait et me tient toujours tant à cœur.

La radio est un don, elle coule dans mes veines depuis que j’étais toute petite, et bien que je sois en exil je n’ai pas pu renoncer à cette passion qui est la mienne. En Amérique toutes les communautés étrangères ont leurs propres stations sauf nous, les Imazighen. Pour pallier à ce manque criard, j’ai moi-même pris mon courage entre mes mains et décidé de lancer une radio pour servir la communauté kabyle en particulier et amazigh en général en Amérique du nord.

  

Votre radio, Radio Numydia émet à partir des USA, plus exactement à Ohio, quels sont les centres d’intérêts de votre radio ?

Les centres d’intérêts sont la musique, la langue, la culture et la civilisation amazighe. Je veux promouvoir la culture amazighe et faire connaître cette merveilleuse civilisation aux américains particulièrement par raison de proximité mais aussi aux autres peuples, considérant que la toile Internet n’a virtuellement pas de frontières.

  

Comment la communauté kabyle aux USA a-t-elle accueilli votre radio ?

La communauté kabyle a accueilli ce projet avec beaucoup d’enthousiasme. Si l’on se fie aux impressions et commentaires des auditeurs entendus ci-et-là que ce soit durant les directs ou même hors antenne, il semble que cette radio est un véritable bol d’air frais pour ses auditeurs et auditrices et un elle joue quelque part un rôle de support moral dans leurs vies quotidiennes loin du pays. Elle leur est une sorte de cordon ombilical qui les rattache quelque peu au pays. Elle est aussi un outil de rassemblement intercommunautaire considérant qu’elle permet aux auditeurs de faire connaissance avec d’autres membres de la communauté indépendamment de leur situation géographique. Il est évident qu’elle pallier un vide énorme dans ce domaine.

  

Qui finance votre radio ?

Au départ j’ai financé ce projet à 100%, puis les membres bénévoles et les auditeurs de la radio ont mis la main à la pâte pour élargir le projet et aider la radio à survivre et continuer à exister; dernièrement on a reçu une petit coup de pouce financier de la part de l’Association des kabyles en Amérique ACAA et une un autre de la part de notre partenaire Thayri.com que je remercie en passant. J’espère que d’autres individus et autres entités qui comprennent les enjeux d’un projet tel que le nôtre, se manifestent pour aider la radio soit par le biais de contrats publicitaires ou de dons.

  

Parlez-nous un peu de vos programmes ?

Nous essayons de ne pas trop soûler les gens avec trop de parlotte. En Amérique les gens travaillent dur et ont besoin de se distraire un tant soit peu, alors je leur offre de la musique kabyle souple pour les accompagner au bureau durant la journée et des programmes légers le soir.

Les émissions hebdomadaires sont destinées aux auditeurs d’Europe et d’Algérie qui ont soif de parler et de se faire entendre. Ce media est un moyen de communication et de d’expression libre où la censure n’a pas de place.

Pour les émissions elles-mêmes, nous pouvons citer tmisa3raq par Yamina, tallit deg umezruy par Tahar, tasga n tsekla par Mohand Ali et Souhila, ti3ad d umezgun par Karim, aqlagh yidwen par Smina, _awaz d Hsen, par Hsen Ait Messaoud, azul si Paris par Hocine, seg ugaraw gher wayed par Madjid, et moi-même je m’occupe de la réalisation des émissions et aussi j’ai à mon compte izen n iminig, ansuf gher marikan, tasghunt n tmettut et si yal tib_irt tajejjigt, comme on a un débat hebdomadaire chaque mercredi où l’on traite tous les thèmes sociaux et politiques de l’Algérie.

  

Sinon, qu’est ce qui lie votre radio à la Kabylie ?

La langue maternelle, les traditions et la musique diversifiée.

  

Un mot pour conclure

Je remercie tous les auditeurs et toutes les auditrices de radio Numydia pour avoir cru en moi et m’avoir soutenue, et je lance un appel à tous les Kabyles du monde entier pour continuer à nous écouter et nous encourager pour aller de l’avant et donner plus à notre chère culture et patrimoine pour les perpétuer et les transmettre aux nouvelles et futures générations.

12 réponses à “Radionumydia : http://www.radionumydia.com/”

  1. Belkadi dit :

    Azul, Je suis émerveillé par votre station radio et la qualité de vos émissions, je vous encourage à travailler toujours davantage pour faire connaitre notre langue et culture au monde entier.

    Pour ma part, je suis disposé à contribuer par mon apport d’ici à Angoulême (France)

    A très bientôt…

    Votre fidèle auditeur de France…

  2. rabia samia dit :

    je viens de decouvrir votre radio’ sonia, je vous tire mon chapeau, meme si je ne suis pas etonne, conaisson depuis toujours votre perseverance et votre grand amour pour la radio. je suis votre ensienne auditrice a la chaine 2, je tenner a vous faire un grand coucou de paris ,votre fidelle samia de meissonier.

  3. nadia dit :

    AZUL,je viens de découvrir votre radio grasse à mon ami lounis saidani qui est un animateur d’une emission dans cette radio, que je tien a remercier beaucoup.je vous encourage et je vous souhaite la réussite et la continuité.

  4. ARRAD Ahmed dit :

    je viens tt juste de découvrir cette chaine par l’intermédiaire d’un parent au usa, mille et un encouragements pour promouvoir cette culture, notre culture et surtout bon courage et félicitations d’un vieux de 71 ans

  5. djamel hamri dit :

    azul fell-awen a yizemawen n tmazgha,
    a wufan ass yecban ass-a ad t-meslayem ghef wayen icaghben tamazight d umennugh, d tikli deffir n wid yemmuten ghef tmurt-negh, maca sellegh-awen tettmeslayem gh ugllan d tujya, a wuffan ass-a nuhwajiken atas atas ghef umennugh a farid d wiyadh nuhwajiken….afud ijehden..djamel

  6. rachid dit :

    bsr grace a mon cousin lounis je conais radionymidia mais je sais pas la freqence pour ecouter .

  7. Nassim dit :

    Salut sa me fait un grande plaisir de découvrir cette RADIO je suis très content je en courage tout les membre de cette radio
    BOUKRIF NASSIM président de l’association de wilaya des activités des jeunes et de tourisme
    A.W.A.J.T (BOUIRA) ALGERIE

  8. ARRAD Ahmed dit :

    pouvez-vous me communiquer en retour votre boite é-mail. J’ai beaucoup de contributions à vous faire parvenir sur des pans de la guerre de libération. La plupart de ces communications se trouvent sur facebook et netlog. Merci d’avance arrad_a@yahoo.fr ou encore arrad_a@hotmail.fr

  9. ARRAD Ahmed dit :

    Comment vous faire une contribution pour l’insérer sur ce site très visité. C’est sur un pan de la guerre de libération. Plus particulière sur les évènements de la journée du 25 Aout 1958 en France

  10. ARRAD Ahmed dit :

    JOUR PAR JOUR
    Chronologie des différentes actions
    du 25 Août au 30 Septembre 1958.

    - 25 Août 1958 à 0 heure : Raids dans l’ensemble du territoire français à la veille du référendum.
    * Marseille et Narbonne : incendie des dépôts pétroliers à Lavéra,

    La Mède
    Saint-Louis les Aygalades, CapPinède, Port de Marseille, Mourepiane.
    * Paris: – attaque du garage de la Préfecture de police : 03 gardiens de la paix tués.
    – attaque d’une fabrique de munitions dans les faubourgs de la ville : 04 policiers tués.
    * Vincennes : 01 brigadier de police tué
    * Toulouse : 02 cuves de supercarburant incendiées soit 1.200.000 litres.
    * Port La Nouvelle: 10 cuves contenants plusieurs millions de litres de fuel sont la proie des flammes.
    * Frontignan : Tentative d’incendie de la raffinerie Mobil Oil.
    *Notre Dame de Gravenchon au Havre: incendie du dépôt de carburant.
    Mourepiane :l’incendie dure pendant 10 jours – 17 blessés.

    - 26 Août 1958 :
    * Alès (Gard) : incendie de dépôt de carburant.
    * La Nouvelle (Aube) : incendie – 08 millions de litres détruits.
    * Cagnes sur Mer: sabotage de la voie ferrée, un train déraille.
    * Var: incendie de la forêt pour disperser les moyens de secours.
    * Paris : voiture de police attaquée. – 03 policiers blessés.

    - 27 Août 1958 :
    * Martgues-Lavéra : 01 jeep est attaquée – 01 brûlé.
    *Mourepiane : nouvelle explosion – un quatorzième réservoir menace d’exploser.
    Narbonne : une douzaine de réservoirs de carburant en flammes.
    * Toulouse: 02 réservoirs sont la proie des flammes.
    * Paris Ivry : incendie du dépôt de véhicules militaires.
    - Gennevilliers– incendie du dépôt de carburant.
    - Porte des Lilas– un commando tente de forcer un barrage de police.
    - Villa Coublay– tentative de sabotage du terrain d’aviation.
    * Salbris : sabotage de la voie ferrée Paris – Vierzon.

    - 28 Août 1958 :
    * Rouen: 04 bases d’essence sous la proie des flammes au Petit –Quevilly.
    - La raffinerie du Grand Quevilly est incendiée.
    * Mourepiane : nouvelle menace, le dépôt toujours en flammes.
    * Paris: 01 sous-officier tué.
    * Paris: interpellations de 3000 algériens.

    - 29 Août 1958 : Conflans (seine et Oise) – une usine de papiers abrasifs incendiés.
    - Saint Pierre du Perai – Etablissement de forage entièrement détruit.
    - Tentative de sabotage du Port du HAVRE.
    - 30 Août 1958 :
    - Incendie aux usines SIMCA à Poissy
    - 01 militaire tué au métro Montparnasse
    - Paris : 02 militaires attaqués – 1 mort ; 1 blessé
    - tentative de sabotage de l’officie d’action économique et touristique.
    - Port-Saint-Louis du Rhône– Tentative du sabotage contre un dépôt de carburant.
    - Saint-Maur – Une voiture de secours routier attaqué.
    - Alès ( Gard ) tentative de sabotage de l’usine de gaz.
    - Havre – Tentative de sabotage de l’usine Des Marais.

    - 1ER Septembre 1958 :
    - Tentative de faire sauter le Rapide.
    Paris – Toulouse :
    – Aérodromes d’ORLY et du BOURGET placés sous haute surveillance.
    - Paris – Mitraillage d’un groupe de parachutistes.
    - Ales (Gard) Nouvelle tentative de sabotage contre les cuves de stockage de fuel.

    - 2 Septembre 1958 :
    - Mesures exceptionnelles à Paris ; le Ministre de l’intérieur interdit de circuler aux Nord Africains de 21 h30 à 5h30.

    - 3 Septembre 1958 :
    - Melun- Villaradu – Tentative de sabotage de la base aéronautique d’essais.
    - Des explosifs découverts à Marseille.
    - Trentaine d’arrestations à Marseille.
    - Nouveau sabotage d’un entrepôt d’essence à ALES (Gard).

    - 4 Septembre 1958 :
    * Lyon – Deux postes de polices attaquées – un gardien de la paix blessé.
    *Marseille– Violente explosion à bord du paquebot « Président CAZALET », sept blessés.

    – 6 Septembre 1958 :
    - Mesures de sécurité en Suisse autour de l’Ambassade de France.
    - Lyon – le gardien de la paix blessé est décédé à l’hôpital.
    - troisième tentative d’attentat sur un autre commissariat de police à Lyon.
    - Bordeaux (gironde) – attentat à la bombe à Bègles à la société Puzfina.
    - « Le Paquebot Président CAZALET » – onze blessés – 1 tué.
    *Paris – Rue de Charenton ( XIIe arrêt) : un sous officier tué.
    * La Boisse (Ain)- Attentat manqué contre un centre de E.D.F.
    * Echange de coups de feu à la base aérienne de VILLACOUBLAY.
    * Lyon : Un gardien de la paix tué.
    * Drôme : sabotage sur la voie ferrée.

    - 8 Septembre 1958 :
    -Mesures exceptionnelles après l’attentat du paquebot « Président- CAZALET ».
    - Mitraillage contre un dépôt d’essence à la rue de Rove à Marseille.
    - Saint – Etienne – agression contre un policier.

    - 9 Septembre 1958 :
    - Lyon : trois incendies.
    - El Beuf – Attentat contre un policier.
    - 15 000 réservistes de gendarmerie rappelés.
    * Marseille : – Grenade et dynamites contre une usine à gaz.
    - Charge d’explosifs découverte aux Aygalades
    - Engin explosif découvert dans une autre usine à Gaz.

    - 10 Septembre 1958 :
    - Découverte de plastic sur les rails de train Roussillon.

    - 11 Septembre 1958 :
    * Paris : – Fusillade boulevard de Belleville – 2 gardiens de la paix blessés.
    – Faubourg Montparnasse – 01 brigadier blessé gravement.
    *Metz : – Un capitaine blessé.
    * Paris – Joinville le Pont : 03 militaires blessés.
    *Faubourg Montparnasse : 01 policier grièvement blessé.
    – Tentative de sabotage sur l’express Lyon – Bordeaux en gare De BROTTEAUX.
    - Sabotage en gare de Nimes – Courbessac.

    - Lyon : Attentat manqué contre un gardien de la paix.
    Sabotage sur la voie ferrée Lyon- Paris.
    - Nimes : trois attentats manqués.
    - Martigues : deux gendarmes mitraillés.
    - Marseille : Attentat au plastic à la préfecture.
    - Paris : Cars de police mitraillés
    - Pont sur Sambre
    - Et Bussière sur Sambre(Nord)- Deux fermes incendiées.
    - Entre Milhaud et BERNIS (gard) sabotage signalisation de la ligne de chemin de fer.

    - 15 Septembre 1958 :

    - Attentat contre le Ministre de l’Information Jacques Soustelle

    - 16 Septembre 1958 :

    - Marseille : 03 attentats- 01 char d’assaut sauté au camp militaire Furon – 01 mort – 05 blessés.
    - Un commissariat de police mitraillé
    - Tentative de sabotage d’un dépôt de pétrole.
    - Une bombe dans un colis postal
    - Compiègne : Incendies.
    - Lyon : Attentat à la mitraillette
    - Havre : Sabotage des usines Saint- Gobain
    - Paris : Fusillade à la rue de Rivoli – 1 militaire blessé à Ville parisis.
    - Sèvres : Attentat contre le commissariat de police – Incendie.
    - Auteuil : 1 car de police attaqué.
    - Offlarde (Nord) : Incendie de forêt
    - Mourges (Pas de Calais) : Mitraillage d’un camion.
    - Cour neuve : sabotage contre un camion de gaz butane contenant 35 00 000 litres.
    - Pont sur Sambre : Incendie de la scierie Hulin.

    - 18 Septembre 1958 :
    - Marseille : Une bombe découverte.
    - Toulon – Tentative de sabotage 9 navires de l’escadre de la méditerranée.
    - Martigues : Découverte d’une caisse de munitions dans le port.

    - 19 Septembre 1958 :
    - Paris : Un gardien de la paix tué rue Didot dans le 14 ème arrondissement.
    - Courrières ( Pas – de CALAIS – Incendie devant le pont de la batterie.
    - Toulon : Tentative d’introduction à la nage dans la rade.

    - 20 Septembre 1958 :
    - Paris : Explosion aux usines Kléber – Colombes à Colombes – 2 ouvriers tués – 20 autres blessés
    - Havre : Tentative de sabotage du relais de télévision et des PTT.
    - Toulon : Les sous – marins (DAUPHIN) et le cuirassé (JEAN BART) objectifs des sabotages.
    - L’Hay les Roses : Un car de police attaqué à deux reprises.
    - Aulnay sous bois : 1 inspecteur de police grièvement blessé.
    - Lyon : Un poste de police mitraillé, 5 policiers et 2 civils blessés.
    - Paris : Un commissaire de police tué.
    - Havre : Un car de police attaqué – 1 policier blessé.

    - 22 Septembre 1958 :
    - Paris : une bombe à retardement à la Tour Eiffel et de la RTF.
    - Nanterre : attaque de l’usine SIMCA.
    - Vitry : alerte à la centrale électrique.
    - Aubervilliers : 1 car de police attaqué – 1 policier blessé.
    -Metz : 1 sous officier tué.

    - 23 Septembre 1958 :
    - Boulogne sur mer : Un car de police attaqué – 1 policier blessé
    - Marseille : tentative de sabotage contre un dépôt de matériel militaire.

    - 24 Septembre 1958 :
    - Alsace : Sabotage voie ferrée (rails déboulonnés).
    - Turin : Bombe dans un chargement de voitures en provenance de France.
    - Boulogne : Mitraillage d’un car – 1 policier tué
    -Bordeaux : 1 brigadier de police blessé
    – 25 Septembre 1958 :

    - Paris : Attentat manqué contre un central téléphonique
    - Rouen : Attentat manqué contre l’usine à gaz du Grand Quevilly

    – 26 Septembre 1958 :

    - Bourg-Saint-André Andeol Saint-Remetz ( Ardèche) : Tentative de sabotage contre la station radar.
    - Rouen : Commissariat central mitraillé – 2 policiers tués – 3 blessés
    - Paris-Montargis : Sabotage de la voie ferrée.

    L’ENSEMBLE DE CES OPERATIONS ONT OCCASIONNE
    56 sabotages et 242 attaques et ont engendré 82 morts et 188 blessés

  11. ARRAD Ahmed dit :

    JUILLET 1962 – JUILET 2010 1

    48ème ANNEE D’INDEPENDANCE

    LA CRISE SANS FIN ou LE FLEUVE DETOURNE

    Par Ahmed ARRAD (Moudjahed ex Fédération du FLN en France)

    5 Juillet 2010, déjà 48 années se sont écoulées, date synonyme de fête de la liberté et de la citoyenneté pour lesquelles des Algériennes et des Algériens ont consenti un lourd tribut croyant que leur dignité longtemps bafouée allait être retrouvée.
    Qu’il me soit permis en ce jour de témoigner ici nos pensées à l’ensemble des martyrs connus et combien d’autres anonymes tombés au champ d’honneur pour que renaisse cette nation, notre Nation.

    Qu’il me soit permis en ce jour, de rendre un vibrant hommage à l’ensemble des combattants handicapés à vie et qui souffrent énormément dans leur chair les affres de la vie, eux, qui ont su continuer le chemin tracé par les martyrs pour en concrétiser la victoire sur l’occupant.

    Qu’il me soit permis en ce jour, d’en évoquer ne serait-ce qu’un instant toute l’admiration pour ces combattantes et combattants qui à l’âge de leur jeunesse juvénile, (car, à l’époque époque des années de braise, nous n’avions pour la plupart d’entre-nous que 20 ans) jeunesse qui a consenti tant de sacrifices pour porter haut le flambeau vers l’inéluctable l’indépendance.

    Aujourd’hui, presqu’un demi siècle s’est écoulé et notre conscience nous dicte le devoir impérieux de nous poser cette question : Avons-nous su donner à notre peuple les moyens d’exercer sa souveraineté pleine et entière ?
    Sommes-nous, quelque part, responsables de cette tragédie sans fin que tous, nous vivons ?
    Il serait temps de faire une halte. Oui ! Il est utile aujourd’hui plus que jamais, d’interpeler nos propres consciences sur ce que nous pouvons apporter pour que cesse enfin ce cauchemar, cette mal-vie, en somme, permettre aux Algériennes et aux Algériens d’exercer leur souveraineté et de participer ainsi à l’édification d’une Algérie libre et démocratique et de bannir, à jamais, le déni de citoyenneté.

    Avant de continuer, il est certainement utile de mentionner ci-après deux déclarations de l’ex-fédération du FLN en France , la première en date du 2 juillet 1962, la veille de la proclamation de l’indépendance soit le 3 juillet 1962 et la seconde en date du 21 Juillet 1962 pour illustrer que ce qui se passe en ce moment était prévisible dès l’instant où le peuple artisan de tant de sacrifices a été ignoré.
    En 1962, le peuple criait dans les rues de la capitale : Sebka s’Nin barakat !

    Aujourd’hui, nous devons tous clamer haut et fort : Cinquante ans barakat !!!
    Il est temps que le peuple souverain recouvre sa dignité, sa liberté confisquée en un mot sa citoyenneté.
    L’Algérie des rancoeurs et des haines doit faire place à l’Algérie de l’Espoir.

    Voici la déclaration intégrale du F.L.N Fédération de France
    APPEL AUX MILITANTS (Diffusion strictement interne)

    Alors que la peuple algérien, si passionnément épris de Paix, après huit années de sacrifices énormes, touchait enfin au but et s’apprêtait à célébrer dans un enthousiasme lucide l’INDEPENDANCE reconquise, quelques chefs militaires de l’A.L.N stationnés aux frontières ; ont par leur indiscpline caractérisée créé une situation grave.

    Il faut dès l’abord clarifier un premier point dont ces militaristes et ceux qui les soutiennent espèrent – dans la confusion – tirer avantage. Ce n’est pas par opposition politique au G.P.R.A que ces hommes se sont rebellés ; puisqu’aussi bien les accords d’Evian ont été votés à la majorité des 4/5èmes et que le programme présenté par le Gouvernement lors de la dernière session du C.N.R.A en Mai-Juin a été voté à l’unanimité.

    En réalité, disposant de milliers d’hommes que le Peuple leur a confié, et d’un armement très puissant que les militants du F.L.N ont rapporté de tous les pays du monde, les candidats putschistes se sont crus assez forts pour s’emparer du Pouvoir et s’imposer au Peuple.

    Par ailleurs, le militant conscient comprend mal comment ces chefs militaires pourraient être, au-delà du barrage électrifié, plus ou que les responsables des Wilayas 2 ou 3 par exemple, qui eux ont combattu l’ennemi sur le terrain. De même que le militant conscient ne comprend pas ces cris de super patriotisme indigné, lancés depuis Oujda ou Tripoli, contre les contacts entrepris par l’Exécutif Provisoire et les Européens – alors que les accords d’Evian lui donnent précisément mission de rétablir la sécurité indispensable au déroulement du Référendum ; et alors surtout que les responsables locaux interprètent les sentiments du Peuple y trouvent un intérêt tactique.

    Au moment où l’unité et la cohésion du Peuple sont plus nécessaires pour asseoir l’indépendance, au moment où les pays frères, les pays du Tiers-monde, les pays d’Afrique qui ont fondé tant d’espoirs sur notre révolution nous observent étonnés, la rébellion de ces chefs militaires prend le sens d’une activité fractionnelle très dangereuse pour l’avenir de la Nation.

    Il est désormais clair que cette surenchère révolutionnaire à l’intention des journalistes en visite au P.C de l’Etat-Major, n’est qu’un paravent de démagogie gauchiste cachant les desseins de quelques égarés rêvant d’imposer leur dictature militariste.

    L’Indépendance ayant été arrachée par le Peuple, il n’admettra jamais que la victoire soit appropriée par quelques-uns, même s’ils passent pour prestigieux.

    Les révolutionnaires lucides et conscients n’accepteront jamais que dans la fumée d’un verbalisme qui se prétend socialisant, des putschistes instaurent en Algérie un National-socialisme raciste, xénophobe et chauvin.

    Unis autour du G.P.R.A dont il a approuvé la politique par un vote massif, le Peuple Algérien dans la cohésion et la fermeté, saura préserver une PAIX toute fraîche dont il a si ardemment soif depuis 132 ans.

    MILITANTES ET MILITANTS :

    Sans pour autant dramatiser une crise comme en ont connu tous les peuples accédant à l’indépendance, vous saurez toutefois interdire vos rangs à tous ceux qui prendraient la criminelle initiative de susciter la division, qui ne pourrait être que génératrice de luttes fratricides.

    Les responsables, quel que soit leur rang dans la hiérarchie, ne sauraient échapper à la discipline révolutionnaire applicable à tous. A partir du moment où ils la refusent en méconnaissant l’autorité légitime du G.P.R.A conférée régulièrement par le C.N.R.A ils s’excluent d’eux-mêmes.

    En attendant la tenue proche d’un CONGRES NATIONAL au cours duquel la confrontation démocratique populaire permettra aux masses de définir souverainement leur avenir, la vigilance, l’ union, la discipline autour du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne s’imposent plus que jamais.

    Paris, le O2 Juillet 1962

    – 2 -
    1. Seconde déclaration après la proclamation de l’Indépendance

    FRONT DE LIBERATION NATIONALE FEDERATION DE FRANCE

    — BULLETIN INTERIEUR –

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    Des évènements d’une extrême gravité secouent notre pays, et menacent dangereusement l’unité et la cohésion nationale. Les objectifs révolutionnaires pour lesquels des milliers et des milliers d’Algériens et d’Algériennes sont morts, risquent d’être compromis. A la veille de l’indépendance le C.N.R.A, instance suprême de la Révolution, s’était réuni pour préparer les conditions de la prise du pouvoir, pour reconvertir le F.L.N en parti capable de mettre en œuvre un programme révolutionnaire adopté à cet effet à l’unanimité. Des divergences sont apparues qui ont conduit à la crise marquée par l’interruption des travaux du C.N.R.A, la destitution de l’Etat-Major et la démission d’un membre du G.P.R.A. Ces divisions inquiètent profondément notre peuple. Elles retardent la reconstruction de l’Etat et la solution des problèmes économiques et sociaux, elles risquent si elles se prolongent d’entrainer des conséquences catastrophiques.

    La Fédération de France du F.L.N, consciente de la gravité de la situation appelle tous les militants à rester vigilants, unis et fraternels, comme ils ont su l’être durant la lutte de libération nationale. Dans ces heures décisives que traverse notre pays, la meilleure contribution que nous pouvons apporter à la solution de cette crise est de rester unis et disciplinés. L’avenir de l’Algérie dépend de l’union de tous les militants. Aujourd’hui plus que jamais, tout travail fractionnel, toute entreprise régionaliste, toute provocation, doivent être déjoués. La sauvegarde de l’unité doit être le souci de tous. C’est pourquoi l’émigration algérienne en France se refuse à suivre une personnalité quelle qu’elle soit. Ce qui importe par-dessus tout c’est l’avenir de l’Algérie et la réalisation des objectifs révolutionnaires.

    De même qu’ils demeurent dans les rangs du F.L.N, les Algériens poursuivront leurs efforts militants et financiers au service de la Révolution et du pays ruiné par sept années et demie de guerre et aussi par la désorganisation de l’économie et de l’administration.

    Le chômage et la misère sévissent dans notre pays, les veuves et les orphelins de nos valeureux moudjahidines, les familles regroupées, les mutilés, les réfugiés qui rentrent au pays et toutes les victimes de ces longues années de guerre ont besoin de notre soutien matériel. Dans le même souci, la Fédération invite les militants à faire le maximum d’efforts pour l’aide aux familles en Algérie, et compte tenu du marasme économique actuel déconseille les départs massifs des travailleurs, qui risquent de se trouver au pays sans emploi tant qu’un redémarrage de l’économie n’aura pas eu lieu.

    L’émigration algérienne en France qui – on peut le dire aujourd’hui – a eu l’honneur de contribuer à elle seule pour une part déterminante au financement de la guerre de Libération, se fera un devoir de poursuivre cet effort jusqu’à la mise sur pied du Parti et des institutions de la République.

    Paris, le 21 Juillet 1962

    – 3 -

    Comme tout pays, l’Algérie a ses fêtes nationales. La fête de l’indépendance, le 5 Juillet, est également celle de la jeunesse. Mais les jeunes Algériens ont-ils jamais eu, depuis l’indépendance à ce jour, quelques motifs d’être véritablement en fête ? Pour eux, c’est depuis bien longtemps, le deuil…

    Le 1er Novembre 1954, des volontés nationalistes mues par une foi inébranlable concernant la nécessité de l’indépendance de l’Algérie s’étaient mobilisées pour mettre fin à un ordre colonial implacablement injuste dans ses effets en dépit des discours humanistes qu’il pouvait par moments adopter.

    Les soulèvements nationalistes furent nombreux dans l’histoire de l’Algérie colonisée. La résistance à l’occupation eut ses héros, connus ou anonymes, et durant le XIXème siècle seulement, on pourra rappeler, aux mémoires, les noms de quelques-uns d’entre eux qui maintinrent vivante l’idée d’un combat émancipateur après la résistance de l’Emir Abdelkader, Ahmed Bey, Lala Fatma n’Soumeur ,des Ouled
    Sidi-Cheikh, d’EL Mokrani, deBouamama et combiens d’autres….

    La flamme nationaliste est restée par conséquent vivace, même quand les circonstances ne l’ont pas servie pour être prise en charge massivement ainsi que cela allait se produire après la fin de la seconde guerre mondiale, puisque c’est à cette époque que la perspective de combattre par les armes les forces de la colonisation avait pris suffisamment forme pour être consacrée par les faits.

    Des Algériens de tous rangs, de tous âges, de toutes conditions ont donné ce que tout être vivant a de plus précieux : la vie que vive enfin leur peuple dans la dignité et la liberté.
    Quand ils mourraient, c’était aussi assuré de leur survie dans la mémoire nationale.
    Mais ce n’était jamais, ce ne pouvait pas être pour la gloire posthume qu’accorderai ultérieurement la qualité de chahid ni pour les avantages escomptés de la qualité d’ancien moudjahed : l’engagement nationaliste était pur de tout calcul matériel chez des milliers de combattants qui avaient rejoint les maquis de l’A.L.N et les rangs du F.L.N.

    Non, non et non, ceux qui avaient pris les armes n’avaient accepté la perspective de la mort que pleinement convaincus que la dignité qui leur était refusée par le système colonial, leurs frères en nationalité pourraient grâce à leur sacrifice, en jouir une fois vaincu le colonialisme. L’indépendance survenue, cependant la liberté fut confisquée, et donc l’indépendance. Les Algériens n’avaient pas, bien sûr, combattu pour que leurs exploiteurs, leurs tortionnaires, les maîtres de leur destin, destin dont ils n’avaient pas le droit de convenir eux-mêmes, changent seulement de nationalité et qu’il soit permis d’arborer un passeport d’un Etat souverain en faisant partie d’un peuple qui ne l’état pas.

    Non, ils n’avaient pas combattu pour cela !
    Mais les sacrifices, les faits d’armes, la bravoure extrême des combattants de l’indépendance nationale doivent-ils être occultés pour longtemps encore ? Voici peut-être venu le temps de rappeler avec plus d’insistance que par le passé – pour honorer la mémoire de nos combattants et non pour en tirer profit en tant que > ( ! ) que sa ténacité au combat contre l’armée et les services coloniaux avait valu au peuple algérien l’admiration du monde entier, que le sang versé en Algérie a fécondé tout un continent, l’Afrique, dont les peuples n’avaient dès lors plus à consentir autant de sacrifices pour accéder à l’indépendance, leur indépendance étant devenue définitivement à l’ordre du jour dans l’agenda de l’histoire colonialiste, et ce, par un effet d’entrainement qui a été maintes fois souligné.

    L’Algérie accédant à l’indépendance avait vu braquer sur elle des millions de regards remplis d’espoir et d’admiration : on était convaincu de par le monde qu’un peuple qui avait su mener un combat aussi terrible que l’avait été celui de la guerre pour l’indépendance ne pouvait manquer d’édifier un Etat dont serait banni tout ce qui avait justifié la nécessité du combat libérateur : refus du droit de vote aux Algériens, et donc de leur droit à la gestion de la cité et à la détermination de leur destin, misère matérielle, mainmise sur les richesses nationales au profit d’un nombre réduit de privilèges colonialistes, traitements discriminatoires, inégalités de traitements devant les services administratifs.

    Le fleuve détourné
    Il n’en fut hélas rien : l’indépendance survenue fut une indépendance confisquée. Dès l’été 1962 s’ouvrit la longue liste des coups d’Etat faits clamait-on >. L’autorité légitime, le G.P.R.A, Gouvernement provisoire de la République Algérienne, fut récusée et combattue : le colonel Boumedienne, alors qu’il avait été destitué de son rôle de chef d’état-major par l’autorité légitime, gagna la capitale sous la protection des blindés et oeuvra à asseoir le pouvoir de Ben Bella en qualité de chef d’Etat, pouvoir que celui-ci ne détenait que par procuration, le colonel Boumedienne attendant son heure pour occuper directe ce poste à la faveur du coup d’Etat qu’il accomplit le 19 Juin 1965 : qui aurait pu, colonel ou pas, dès les premières heures de l’indépendance, prendre le pouvoir par un coup d’Etat direct, alors que les dirigeants de la révolution, ses initiateurs, ses grands héros dans l’imaginaire national étaient encore en vie pour beaucoup, encore présents, encore adulés par les foules ?

    La guerre qui avait pris fin avait été intensément féroce, et le tribut d’un incommensurable poids. Des centaines de milliers de morts, morts sous la torture, les balles, le napalm, la guillotine, les bombardements massifs, des dizaines de milliers de blessés et, pour certains aliénés à jamais des suites des blessures reçues ou des tortures infligées, des disparus sans nombre, des villages rasés.

    L’importance du combat libérateur sur le sol français ne doit pas être mésestimé : en mars 1962, à la signature des accords d’Evian amenant un cessez-le-feu, on dénombrait 10.000 morts ( se souvenir des victimes de la rafle de Papon, par exemple, qui vit la Seine rougir du sang des Algériens ). Les affrontements avaient fait également quelques 15.OOO blessés dans nos rangs, et l’on comptera quelques 5O.OOO Algériennes et Algériens internés dont certains garderont de leur emprisonnement d’ineffaçables séquelles. L’apport de la Fédération du F.L.N en France au combat libérateur a été aussi constant qu’essentiel : le budget du G.P.R.A, les ressources matérielles et financières de la lutte n’étaient-ils pas constitués au 4/5ème par les contributions volontaires de l’émigration.

    Par ailleurs, la prise de conscience du peuple français de la justesse du combat mené par les Algériens pour leur souveraineté a grandement mûri des suites de l’action multiforme de la Fédération du FLN en France : tracts, action psychologique, manifestations ( se souvenir du 17 Octobre 1961, à Paris). Et tout aussi précieux fut son rôle de pépinière de cadres avec lesquels on alimentait l’intérieur et les frontières, et ce, de façon continuelle.

    Si la révolution algérienne, tel un fleuve au puissant cours a été détourné, de son cours à l’indépendance, la question mérité d’être posée de savoir si, aujourd’hui, l’espoir que l’idéal qui avait animé les rangs de ses soldats et militants peut encore valablement être revivifié.

    En 1956, on a vu se tenir le congrès de la Soummam au cours duquel furent prises d’importantes décisions pour permettre à la fois le revivification de la révolution et sa protection de toutes les formes de déviation auxquelles des luttes intestines et des ambitions, aussi inopportunes qu’éhontées que certains pouvaient nourrir ( et ça n’a pas manqué ! ), pouvaient l’amener.

    C’est lors de ce congrès que fut décidé le principe de la primauté des instances de l’intérieur sur celles de l’extérieur, autrement dit la primauté des forces combattantes directement engagées dans l’enfer du combat sur le sol national face à l’ennemi. De même que fut arrêté le principe par la suite bafoué, de la collégialité à tous les niveaux.

    La Fédération du F.L.N en France s’était vue confier trois tâches par ce congrès :
    - tout d’abord, l’organisation et la structuration de l’ensemble des Algériens ; la plupart, gagné par l’idée du combat pour l’indépendance, étaient déjà engagés moralement : il s’agissait de parvenir à un fonctionnement collectif des énergies disponibles afin de servir l’efficacité de la lute ;
    - la seconde tâche dévolue à la Fédération était de contribuer à pourvoir en moyens et, principalement, en ressources financières ;
    - Il s’agissait aussi, et enfin, de faire prendre conscience au peuple français de tout ce qu’endurait le peuple algérien pour l’amener à des prises de positions solidaires.

    Une autre tâche aussi essentielle, était la neutralisation des effets néfastes sur le combat libérateur, des actions menées par le M.N.A ( Mouvement nationaliste algérien > qui développait celles-ci dans une opposition fratricide au F.L.N.

    Mais les Algériens surent montrer, durant une guerre qui dura près de huit années, qu’ils constituaient une nation apte à relever les plus grands défis. Qu’ils pouvaient aspirer à la souveraineté car ils se montraient aptes à combattre un colonialisme féroce que puissant, qui la leur récusait. Qu’ils avaient une conscience nationale élevée, que des décennies d’un combat politique multiforme sous les étiquettes de différents partis politiques comme l´E.N.A, l’U.D.M.A, le P.P.A, le M.T.L.D pour ne citer que ceux-là avaient su faire mûrir et consolider. Ils avaient su montrer à la face du monde qu’ils étaient une nation et non un peuple en naufrage.

    Restituer la souveraineté au peuple
    En 1962, la liberté leur revenait de droit. Une liberté assumée collectivement, souverainement. Mais tel ne fut pas le cas. Les détenteurs du pouvoir, par la force, firent tout ce qu’il fallait pour leur interdire l’accès à la citoyenneté réelle. Le colonialisme les avait brimés dans leur aspiration à la citoyenneté.
    L’après – colonialisme, l’indépendance, ne fut pas le recouvrement de la citoyenneté, hélas.
    Tout comme on avait refusé au peuple de prendre en main son destin, en 1962 on a vu les nouveaux détenteurs du pouvoir, en Algérie, refuser l’exercice de la citoyenneté réelle à un peuple qui en était assoiffé, et cela durant presqu’un demi siècle, sous le prétexte qu’il n’était pas mûr. On aura eu cinq constitutions avec cinq Présidents : celle de Ben Bella, en 1963, celle de Boumediene, en 1976, celle de Chadli, en 1989, celle de Zeroual, en 1996 et celle de Bouteflika en 2009. Mais le peuple est hors jeu, aujourd’hui il a le droit d’applaudir, mais non de participer. Marginalisé, sauf quand il s’agit de lui faire tenir le rôle qui entérine les décisions prises pour > par des tuteurs qu’il n’a pas désignés, il restera toujours le recours suprême car il est l’arbitre suprême.

    L’Algérie est, aujourd’hui, dit-on un pays où règnent >, le >, la > de la presse. Le pouvoir algérien est régi par une constitution > sur mesure faite par le pouvoir et pour lui-même qui a organisé et proclamé les > et les > politiques du citoyen et du peuple. Un > est là, pour sanctionner les errements anticonstitutionnels du pouvoir. Un observatoire des droits de l’homme est là pour dénoncer les atteintes qui leur seraient portées.

    Les Algériens, cependant, sont ils contents de > Constitution ? Il faut pour cela qu’ils sentent qu’elle est >. Il n’est pas du tout certain que cela soit le cas.

    L’assemblée constituante qui devait doter l’Etat algérien indépendant d’une Constitution garantissant un régime politique démocratique avait été empêchée. C’est peut être pour cela qu’après les cinq constitutions personnelles de Ben Bella, Boumediene, Chadli, Zeroual et Bouteflika on risque d’en connaître une autre une sixième, celle de ….
    A moins qu’il soit enfin possible de revenir, aujourd’hui, à la case départ et d’instaurer une deuxième république. Mais qui, aujourd’hui que le peuple a été dessaisi de sa souveraineté se soucie encore de cela ?

    Un Etat de droit doit être l’objectif permanent de cette jeunesse désoeuvrée et laissée pour compte. Ce sont, pourtant, nos enfants et nous nous devons de tout faire pour qu’ils puissent avoir le droit à l’ESPOIR, à une meilleure vie. L’Algérie en a les moyens, il faudrait seulement une volonté politique de ceux qui ont la destinée du pays entre leurs mains pour permettre au peuple souverain de décider de son avenir.
    C’est à ce prix que l’on évitera une dislocation de cette aimée et souffrante Algérie. Pour cela, une révision déchirante doit s’imposer au sein des tenants du pouvoir pour en éviter une explosion.
    Les Algériennes et les Algériens ont soif de Paix. Trop de sang, trop de larmes, trop de mépris en ce peuple. Peuple, qui comme en 1962 ne cesse de crier BARAKAT !!!

    Par Ahmed ARRAD
    Moudjahed ex-Fédération du F.L.N en France

  12. ARRAD Ahmed dit :

    Je m’excuse je renouvelle mes remarques précédentes:
    1°) contribution sur le 25 Aout 58 – j’aurais aimé et c’est toute la logique que la contribution expliquant la journée en question soit présente sur ce site et non la chronologie des attentats.
    2°) contribution sur le 5 Juillet, un paragraphe a été dénaturé en ne mettant pas ce qui a été mentionné entre guillemets: je me permets de préciser ce paragraphe comme suit:
    L’Algérie est,aujourdhui, dit-on un pays où règnent la « la démocratie », le « multipartisme, la « liberté » de la presse. Le pouvoir algérien est régi par une constitution  » démocratique  » sur mesure faite par le pouvoir et pour lui-même qui a organisé et proclamé les « droits » et les ‘libertés » politiques du citoyen et du peuple. Un  » conseil constitutionnel » est là, pour sanctionner les errements anticonstitutionnels du pouvoir. Un observatoire des droits de l’homme est là pour dénoncer les atteintes qui leur seront portées.

    J’ose espérer une rectification par vos soins en tenant compte de ce qui est. En vous remerciant, soyez assuré, de mes sincères salutaions et vous dis simplement bon courage de tout ce que vous entreprenez. Bien à vous et cordialement ARRAD

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