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22 novembre, 2010

MOURAD, FILS DU MOUDJAHID MOHAMED GHARBI

Classé dans : — eldzayer @ 6:04

«Mon père veut mourir parmi les siens»

Entretien réalisé par Tarek Hafid
Mourad Gharbi lance un cri du cœur pour demander la libération de son père. Dans cet entretien, il dénonce les conditions de détention que subit Mohamed Gharbi depuis plusieurs mois. Très affecté physiquement, Gharbi ne parvient pas à obtenir de prise en charge adaptée à son état, d’où sa décision de mener une grève de la faim.
 

Le Soir d’Algérie : Vous avez eu l’occasion de voir votre père mercredi dernier à la prison de Khenchela. Comment l’avez-vous trouvé ?
Mourad Gharbi : 
Il était très mal. Son état physique s’est aggravé. Le médecin de la prison se contente de lui donner deux ou trois cachets enveloppés dans un bout de papier. Je ne m’y connais pas en médecine, mais je suis certain que ces médicaments ne sont pas adaptés à son état de santé, surtout depuis qu’il a fait une crise d’hypertension. Il faut savoir que ses conditions de détention sont effroyables. Mon père est seul dans une cellule minuscule. Il est menotté toute la journée. Pour nous, les membres de sa famille, les mercredis sont devenus des jours de deuil. Nous avons l’impression d’aller au cimetière lorsque nous nous rendons à la prison de Khenchela. Mohamed Gharbi est un homme qui souffre. Ils sont en train de le tuer à petit feu. Actuellement, il n’a qu’un souhait : qu’ils mettent à exécution la peine de mort.
 

Pourquoi l’administration pénitentiaire refuse-telle de lui accorder une prise en charge décente ? 
J’ai demandé à voir le directeur de la prison de Khenchela mais on m’a affirmé que c’est interdit. Mon père a entamé, jeudi dernier, une grève de la faim pour exiger une prise en charge sanitaire correcte. Il demande juste à être soigné. Mais nous sommes très pessimistes car cette prison a mauvaise réputation. 
 

Depuis quelques mois, des milliers d’Algériens ont adhéré à une campagne de soutien lancée en faveur de votre père. Parmi eux figurent de nombreuses personnalités. Pensez-vous que ce mouvement de solidarité permettra d’obtenir la libération de votre père ? 
Nous avons repris espoir depuis que ce mouvement a été lancé. Ces dernières semaines l’espoir était tel que j’avais annoncé à mon père qu’il sortirait bientôt. Je lui avais expliqué que des personnes à Alger et partout dans le pays activaient pour le faire sortir de cette prison. Nous étions persuadés qu’il y aurait une grâce en sa faveur à l’occasion du 1er Novembre ou à l’occasion de l’Aïd el-Adha. A ce titre, je tiens à remercier tous ceux qui nous ont apporté leur soutien. Je dois cependant rappeler que mon père est en prison depuis bientôt dix années. Il bouclera sa dixième année le 10 janvier 2011. Cela fait des années que nous essayons de trouver une solution à la situation que subit mon père. Nous avons frappé à toutes les portes, en vain. Je me suis déplacé plusieurs fois à Alger pour rencontrer des responsables. Une fois, j’ai attendu neuf jours pour obtenir un rendez-vous avec Saïd Abadou, le secrétaire général de l’Organisation des moudjahidine. Il m’a reçu quelques minutes. Il s’est contenté de dire qu’il connaissait le cas de mon père et que son affaire finirait par se régler. C’est tout. J’avoue que je n’ai jamais ressenti une telle déception de ma vie.
 

Aujourd’hui, la libération de votre père ne dépend que d’un seul homme, le président de la République en l’occurrence. Que diriez-vous à Abdelaziz Bouteflika s’il était là, devant vous ? 
Je lui demanderais juste de relâcher mon père pour qu’il puisse mourir parmi sa famille. Il demande juste à mourir parmi les siens. Mohamed Gharbi a tout donné à ce pays. Orphelin dès son plus jeune âge, il a pris les armes à l’âge de 14 ans pour libérer son pays. Il n’a pas hésité à reprendre les armes pour lutter contre le terrorisme. Mon père est un homme courageux et fier. Il a pris ses responsabilités. Il est le digne fils de l’Algérie. 
T. H.

Le Soir d’Algérie

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Scandale ! Peine de mort confirmée contre Mohamed Gharbi

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« La Cour suprême, par un arrêt rendu le 22 juillet 2010, a rejeté le pourvoi en cassation formulé par Gharbi Mohamed-Tounsi, contre le jugement du tribunal criminel de Guelma du 7 juin 2009, le condamnant à la peine de mort. Ainsi, ce jugement est devenu définitif », annonce son avocat, maître Abderrahmane Boutamine. « Nous constatons que le même moyen de défense ayant entraîné la cassation d’un précédent jugement, en 2006, n’a pas été retenu pour ce jugement », a-t-il ajouté dans un communiqué rendu public hier. « Gharbi Mohamed-Tounsi, ancien moudjahid, 69 ans, ancien chef de Groupe de légitime défense, est ainsi condamné, définitivement, à la peine de mort, sans recours judiciaire possible », a-t-il conclu.

Gharbi est condamné pour avoir tué le chef terroriste de la région souk-ahrassienne, un certain Ali Merad. Ce dernier, « repenti » et donc libéré, sort de sa tanière et se pavane impunément dans la ville. Se sentant protégé par le nouveau pouvoir algérien, il devient de plus en plus arrogant et se permet même de menacer de mort Mohamed Gharbi. Se sentant menacé, ce dernier informe toutes les autorités en place. Celles-ci ne réagissent pas alors que le terroriste devient de plus en plus menaçant. « Ton jour approche », lui-dit-il à chaque fois qu’il le croise, en lui montrant un revolver. Abandonné par les autorités, Gharbi décide de se faire justice. Le 11 février au matin, il attend Merad devant son immeuble. Au moment où ce dernier sort, il l’abat d’une rafale de kalachnikov tout en criant « Allah ou Akbar », « Tahya El Djazaïr ». Il traîne ensuite le corps vers un caniveau « pour que son sang ne souille pas cette terre sacrée d’Algérie », dit-il, et attend patiemment l’arrivée des services de sécurité pour l’arrêter.

Jugé par le tribunal criminel de Guelma, il est condamné le 21 janvier 2001 à 2 ans de réclusion criminelle. Rejugé en appel le 24 mars 2007, il est condamné, à la surprise générale, à la prison à perpétuité après seulement 15 minutes de délibérations et sous les applaudissements de criminels. Jugé une troisième fois après l’introduction d’un pourvoi en cassation, un verdict de la honte sera prononcé par la présidente de la cour, Mme Fatma Kaarar : la peine capitale. Aucune circonstance atténuante n’a été accordée à cet homme qui a tout donné à l’Algérie. La confirmation de sa condamnation à mort vient opportunément rappeler que l’actuel pouvoir est résolument pro-intégriste et qu’il est prêt à mater durement toute opposition au projet islamiste. Après 2007, des comités de soutien à Gharbi ont été créés à travers le pays, mais le pouvoir a refusé de tenir compte de l’expression du peuple, préférant celle du wahhabisme. La moudjahida Annie Stener, dans un article publié dans El Watan du 18 juin 2009, a écrit sur Gharbi : « Il a dû en voir mourir, des innocents assassinés, avant de reprendre les armes. J’ai en mémoire, dès les premières années du terrorisme, des centaines de moudjahidine assassinés sans que le ministère des Moudjahidine, qui en était informé, n’en parle. »

Source : El-Watan

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