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26 novembre, 2010

A quand le ministère de la Chorba ?

Classé dans : — eldzayer @ 21:08

Et si SAG avait raison ? 

Par Mohamed ABASSA

Monsieur Sid Ahmed Ghozali, SAG pour quelques familiers, dont on connaît par ailleurs la coutumière élégance et la courtoisie du verbe, même dans ses ironies, accorde un soin particulier au sens et à la précision du mot.

Même dans ses discrètes litotes où il nous invite souvent à suivre son regard pour dénoncer les déviances. Il reste avenant et poli. Jamais d’écarts ou d’insultes à l’endroit souligné des gens qui lui font mal. Sarcastique et plaisantin sur la chose, Il en a les moyens, le bougre. Il méprise avec dérision les gens et la gente du pouvoir. Quelle hérésie s’est donc emparée de notre SAG national en prononçant le mot harki pour désigner les supplétifs du vrai pouvoir ? Il sera donc difficile de le soupçonner de bigoterie ou de maladresse ou de lapsus linguae à la Dati, quand, de son discours habituellement disert et fleuri de métaphores et d’hyperboles, émerge, comme dans une embuscade, ce traître mot de harki qui fait si mal et si peur à entendre en cette noble terre de tortures et de souffrances multiples. Justement dues aux exactions des harkis contre leurs propres frères.

Ce mot « harki » n’a donc pas glissé ou échappé comme ça, par inattention ou inadvertance à son auteur dont on connaît par trop le sens de la concision et du parler dru et cru. Connaissant donc un peu l’Homme et sa rigueur de froid cartésien, je ne peux le soupçonner sans raison d’avoir commis ce mot oniriquement avec un vague à l’âme ou un dépit de politicien fatigué et outré par les insultes et les outrages faits à son pays et à son peuple; peut-être même à son auguste personne freinée, réfrénée voire souvent censurée dans ses ambitions politiques.

Et l’on comprend d’autant mieux ses légitimes éclats de colères que ses procès et les interdits qui le frappent proviennent de petites gens, sans relief, sans morale et sans talent aucun. Des petits, dit-il ; sans regrets. L’un, inventeur de la justice  de nuit, se révélant ministre approximatif et travaillant à l’encan, au gré des vents et des injonctions du clan, s’inventant des missions illégales d’autoriser ou d’interdire la création de journaux, touché par sa famille éclaboussée des histoires de drogue et à divers commerces illicites.

L’autre, ex chef tortionnaire de la triste sécuritad algérienne, la redoutable SM pour ceux qui s’en souviennent, se révélant par la télévision, en piètre locuteur, dont le niveau mental et intellectuel laissait entrevoir une personnalité immature et inaccomplie ; incapable de formuler une phrase complète; un vrai marchand de paille, plutôt charretier sermonnant ses mules, nous,  ignorant son rang et son sujet ; comme la plupart de ses pairs agrippés en morpions increvables au pouvoir des parties.  

Ce sont ces gens là  qui font et défont l’Algérie actuelle. Agissant pour compte et par délégation des vrais détenteurs du pouvoir, ils jugent et censurent MM SAG, Aït Ahmed,  Taleb, Touati,  Sadi et bien d’autres.

Ce sont ces clans régnant qui ont mis l’Algérie à genoux en lui faisant atteindre par la saleté des corruptions, des détournements et des dénis de justice, le plus hideux et le plus dégradant des records; l’un des pays le plus corrompu de la planète terre. M. Zerhouni, dont on ne connaît ni la formation, ni le métier, à part par ses passages remarqués de grand chef des tortionnaires et accessoirement récipiendaire et destinataire permanent depuis 50 ans des largesses étatiques.

Qui connaît ses hauts faits d’armes dont ses participations jamais dites à des complots et à des liquidations dans les rangs de l’ALN/FLN des frontières, de vrais patriotes exécutés pour rien. Jusqu’à récemment, ce monsieur s’arrogeait sans aucune légitimité, le droit régalien d’autoriser ou d’interdire la création d’un parti politique, d’association ou d’un simple rassemblement citoyen. Au nom de cette même loi algérienne dont il a décidé d’être le seul gardien et le seul garant, l’autre ministre a décidé de fait, avec son collègue de la tribu régnante, de m’interdire de créer un journal.

Mais, franchement, ayant écouté ce monsieur étaler son ignorance et ses incohérences à la télévision de Bouteflika, peu disert et surtout indigent par le verbe, au vu de ses prestations frôlant le ridicule, je me résolvais à croire que ce type là, bien en phase dans sa peau de butor, ne connaissait ni son sujet ni son métier, à part, la seule chose qu’on sache  de lui ; ses dons naturels de grand chef policier. Toujours prêt et préparé à frapper les grands, les humbles et les justes.

Quoique ! D’évidence, je doute fort qu’il ait eu un jour les capacités de lire et de comprendre un article de loi, encore moins son esprit. Vu ce qu’on soupçonne de son illettrisme avéré et exhibé en direct à la télévision, je doute fort aussi que cet honorable monsieur ait les capacités  de pouvoir lire une simple phrase sans l’écorcher, sans en altérer le sens. Et comme cet illustre monsieur ne se satisfaisait plus de son statut de harki du régime selon la définition Ghozalienne du terme et qu’il voulait vraisemblablement s’en affranchir, il s’est retrouvé sur le carreau ; Gros Jean comme devant, viré par le vrai et seul employeur ; les Srabess.

Alors que fait-il ? Démissionner ? comme l’exige le moindre gramme de dignité quand on est congédié moins bien qu’une femme de ménage? Pensez-vous l  Chez ces gens-là, messieurs, on ne démissionne pas, jamais. On fait le mort ; la rente et la Tchippa sont plus fortes.

On pense avec la panse. Et voilà  donc, le plus gradé des tortionnaire de la république des tontons macoutes, recyclé  en vague vice premier ministre aux fonctions imprécises ; vice ministre de quoi et de qui au fait ?

D’Ouyahia, le vrai clone discipliné et soumis des Srabess. Et patatras, voilà donc le grand comploteur, l’ex chef tortionnaire, faiseur et défaiseur de président-roi et de ministres cornichons, expert en urnes gagnantes,  emprisonneur d’hommes intègres et talentueux, Benchicou, censeur et punisseur haineux d’auteurs aimant leur pays, rompu aux ruses machiavéliques d’Oujda, qui se voyait déjà le super patron-flics et de tous les services de sécurité, le voilà donc ramassé comme un petit sergent stagiaire pris en faute dans son propre jeu.

Le voilà jeté comme un petit sergent  dont il n’a pas le niveau ni la conscience, et muté moins bien qu’un chef de Daïra en subalterne saisonnier chez Ouyahia qui aura la lourde tâche de lui apprendre à parler en public. Il accuse le coup et accepte sans la moindre honte, sans le moindre sentiment de déchéance que ressent habituellement une femme de ménage mal congédiée. Et il dit oui,  la bouche pleine de couleuvres et de formules ampoulées avec des courbettes appuyées de harki remercié, au sens Ghozalien du terme. 

C’eut été plus judicieux de le nommer premier ministre du vice plutôt que vice premier ministre. C’aurait mieux ressemblé à son cursus  et à son itinéraire de très grand moudjahid des hammams d’Oujda et de Kénitra ; les seuls maquis connus où il a combattu avec bravoure sans compter les autres suspicions de complots ayant visé Abane, Lotfi, Zoubir, Amirouche, Haoues et des milliers d’autres vrais moudjahed anonymes. Tous morts tués par les complots des planqués des frontières attendant en hyènes pressées leur heure ; leur gloire.

Ils l’ont acquise et gardée depuis 50 ans. Ils y sont toujours ; jusqu’à leur mort physique disent-ils. Demandez des précisions à M. Ahmed Bensaâdoune. Il les connaît un à un. Dommage que ses témoignages précis n’aient pas connu la diffusion qu’ils méritent ; une vraie autre censure.

C’est pourquoi, dans l’intelligence du mot harki, Il faut comprendre que les servants du régime accepteront toutes les platitudes, toutes les génuflexions, toutes les courbettes, tous les baisemains et bassesses dérivées, pourvu que les avantages faramineux et les privilèges de la vache étatique restent intacts et tombent comme toujours, régulièrement à leurs pieds, depuis 50 ans à ce jour.

Qu’ont-ils apporté ces gens là à l’Algérie ? L’indépendance ? Laissez-moi rire ! Les Hammams de Nador et de Tunis ont été bien plus utiles à la révolution algérienne. La question est plutôt de savoir ce que l’Algérie leur rapporte depuis l’indépendance dont ils sont les seuls bénéficiaires à ce jour : des millions et des milliards en Dinars et en devises, en argent, en terrains, en pharmacies, en villas, en privilèges illimités, en postes à l’étranger, en marchés pour la famille , pour les amis et les maîtresses,  en fonctions régaliennes et en grades usurpés, en détournements massifs qui font de l’Algérie actuelle l’un des pays le plus dévoyé et le plus corrompu au monde.

De cela, ils n’en ont cure puisque leur employeur les laisse faire à leur guise puisqu’il se dit, comme toujours, que canaille et racaille se réconcilient à la gamelle quand elle est bien pleine. D’évidence, quand hyènes puantes et lions régnants se partagent équitablement le butin en fonction de leurs grades  et de leurs rangs respectifs, la fonction et l’épithète de harki se justifient amplement dans la bouche et dans  l’entendement de M. SAG.

Forcément donc, je comprends les colères  cumulées de M. Ghozali qui ne s’est pas, mais alors pas du tout, fourvoyé ou égaré en traitant ce personnel subalterne de commandements ministériels  à géométrie variable, à vestes réversibles et à mémoires courtes, de minables et piteux harki travaillant en toute connaissance de cause  pour les casquettes de l’ombre et/ou pour un ¾ de président, lui-même sous les ordres du cabinet noir de derrière les rideaux.

Vous souvenez-vous du rideau de la maison de la culture de Annaba ? De L. Belkheir? Du général Smaïl ? Du PG Sayah devenu Consul Général pour service rendu? De Boumaârafi, petit appuyeur solitaire de la gâchette fatale ?  

Et voilà donc le super grand chef, c’est-à-dire les ¾ de président, se trouvant bien malgré lui et à son corps défendant obligé de se délester de ses trois amis d’enfance, le Texan atteint de boulimie de détournements , l’ex chef tortionnaire atteint de mégalomanie sécuritaire et un repris de justice maladivement atteint de frénésie d’études bidon avec des bureaux d’études étrangers non moins bidon. Aux dernières nouvelles, il a été recyclé en ministre du futur, magistère qui n’existe nulle part au monde, et versé sans ménagement dans la science obscure des guèzanate d’Oujda ; la prospective! Fonction qui lui va si bien hors statistiques qui lui échappent totalement selon la volonté soulignée des Srabess.

Lui non plus, attaché et motivé par le ventre, n’a pas cru  devoir démissionner pour les fessées qu’il ne cesse de recevoir. Et pourquoi démissionnerait-il et pourquoi quitterait-il ce paradis inespéré que lui offre son ami le trois quarts de président ? Au pire, pour lui aussi, les jets d’Anadarko sont prêts à décoller.

De plus, comme doit le penser SAG, La vie de harki est si belle à Djenane El- Mithak et les appartements bradés de la Tour Chabani sont si somptueux, si bien soignés par BRC ! Le texan lui, le seul à se vanter de ne pas émarger chez les Srabess locaux, donc un non harki local, se permet, lui, avec l’arrogance et le mépris qu’on lui connaît, d’éclater de rire quand les journalistes indigènes lui demandent s’il ne craint pas la justice algérienne pour les montagnes de dollars qu’il a détournés.

La CIA est la plus grande croit-il en son intime conviction sans jamais préciser sa pensée de Texan. A lui seul, il a mis l’Algérie et les Algériens à genoux ; il est toujours en liberté fort des soutiens devinés des grands Srabess étrangers ; CIA, Ned CIA et Mossad en tête. La DGSE ne comptant pas non plus pour du beurre.

Un autre qui n’émarge pas non plus en harki chez les Srabess locaux, c’est Saïd, dit le ½ président ou le dauphin sans régence. Un vrai Borgia instruit, moins que le défunt cardinal,  de l’art des couloirs et des complots, l’héritier du trône républicain qui s’amuse, comme Marie Antoinette, à jeter des brioches et des postes à tous ceux qui prêtent allégeance et loyauté aux seigneurs du jour : lui, la fratrie et surtout  le grand frère monarque républicain. Mais là aussi, les Srabess locaux, ces méchants indigènes qui maîtrisent à la perfection ces vilaines choses de la baignoire et de la gégène, ont remis, à leur manière, un peu d’ordre dans la maison Algérie.

Depuis, selon certaines rumeurs algéroises et selon certaines gorges profondes d’El-Mouradia, le petit Saïd s’est un peu ravisé et, surtout, calmé en faisant le deuil de ses rêvasseries bokassiennes. Il ne lui reste plus, semble-t-il, que quelques bricoles de sous-dév. frustré comme bidouiller à sa manière le JT du 20 heures, le placement à des fonctions régaliennes des derniers cancres et servants zélés du clan, des généreuses pensionnaires des canapés présidentiels,  et, surtout, la gestion des secrètes et juteuses affaires de la fratrie, et, bien plus, quelques cocus pressés, rétribués en postes et hautes nominations étatiques ; de s’offrir à El-Mouradia, comme à Capoue, sœurs, consœurs et épouses pour arriver à la juteuse gouvernance ; Oui vraiment ; comme à Capoue. Parce qu’El-Mouradia, par ses mœurs, n’est pas loin de Capoue. Comme le Capitole n’était pas loin de la roche tarpéienne.

En cela, les Srabess locaux ont été très dissuasifs. Pour cela aussi, le petit Saïd, comme le petit Nicolas, a fait dérogation à la définition harkienne de SAG sans s’être totalement affranchi du trio diabolique du clan. Défaits, humiliés et mis HS par les Srabess locaux. Des vrais harkis qui prennent conscience des limites de leur pouvoir.

Garde à vous ! La casquette est bien là. 

C’est dans ce climat que Ghozali a lâché son terrible réquisitoire avec un seul mot, oui un seul: harki. Quoique, avant lui, son ami Belaïd Abdeslem, alors chef du gouvernement lui succédant, avait lâché, plus à Ali Kafi qu’aux téléspectateurs, que lui, c’est El Aaskar, les militaires, qui l’avaient placé à son poste de chef de gouvernement. Comme tous les autres avant et après lui. Personne avant ou après lui n’avait osé commettre; ce que, d’évidence, tout le monde savait et sait toujours.

Aucun dirigeant politique, aucune institution politique nationale, régionale, locale, aucune opposition, aucune association civile, aucun journal, radio ou télévision ne fonctionnent en dehors des contrôles et de la surveillance directe de la casquette.

Chaque ministère est sous la surveillance directe et permanente d’un officier supérieur qui, bien souvent, se trouve impliqué dans les grosses affaires de corruption. Mais attention ; je ne généralise pas ; je connais personnellement de nombreux officiers supérieurs, affectés à la fonction ingrate de surveiller des ministres et cadres supérieurs et qui ont sauvé l’Algérie de nombreux désastres. Sans être la majorité, ils sont nombreux, parfois compétents, souvent sobres, honnêtes et anonymes. C’est évident.

C’est quoi l’évidence ? Ce sont les militaires qui dirigent le pays en utilisant des civils recrutés au berceau, dociles, souvent corrompus et soumis à tous les niveaux des hiérarchies et des allégeances en contrepartie d’avantages faramineux. Question : Comment devient-on ministre, DG et PDG d’entreprises publiques, Wali, chef de Daïra, Ambassadeur, Consul et Consul Général, Député, Sénateur, bénéficiaires de gros marchés publics, résident au Club des Pins (que les Algériens appellent Club des chiens).

Comment devient-on Président de la République d’un pays après l’avoir déserté pendant plus de vingt ans alors qu’il pleurait ses enfants égorgés ? Par qui ? Par ses frères des montagnes dit-il, toute honte bue.

Comment peut-on devenir ministre de la RADP après avoir déserté son pays pendant 30 ans et mis en faillite un pays prospère, l’Argentine, après avoir servi la CIA et le Mossad ?

Comment peut-on recruter un ministre de la RADP quand on sait que c’est un repris de justice, violeur et voleur condamné es-qualité ? Les militaires recruteurs ignoraient-ils cela ? Non, je ne ferai pas injure à leur intelligence ni à leurs fichiers. Est-ce volontaire ? Oui, ils recrutent des êtres faibles, fragiles, corrompus, prêts à tout et à toutes les allégeances. Et c’est précisément ce qui a conduit notre magnifique pays à devenir ceci par cette option de gouvernance des demi-harkis :

- Des patates réservées aux cochons canadiens sont importées et proposées aux Algériens à 2 fois leur prix d’achat.

- L’Algérie est le seul pays au monde où un haut responsable avoue publiquement qu’il a volé et fait détourner des centaines et milliers de milliards d’une manière frauduleuse et crapuleuse, sans que la présidente du tribunal ne s’en offusque ou ne déclare séance tenante : « Policiers ! Emparez-vous de lui » Elle ne l’a pas fait. Pourquoi ?

- Le prix du Km d’autoroute de M. Ghoul coûte deux fois plus cher que les prix moyens pratiqués dans le monde. Alors, où vont les différences de ces prix exorbitants ? Les caisses islamistes qu’affectionnent délictueusement M. Boutef sont, pour le moins, bien alimentées; « ses frères des montagnes » comme il a dit, lui.  


- Le métro d’Alger (quelques ramettes) bat tous les records du monde: délais de réalisation (30 ans et ce n’est pas fini), quatre promesses d’inauguration mensongères, le prix du Km rendu est trois fois plus cher que le coût moyen d’un Km réalisé ailleurs dans le monde.

- L’Etat algérien est incapable de garantir un litre de lait par famille algérienne ou une baguette de pain les jours de fête ; une vraie honte. Comment peut-on gérer un pays et Etat quand on ne sait pas faire gérer une épicerie ?

- L’Etat algérien est incapable de gérer les poubelles et les ordures qu’il génère lui-même. Trouvez une seule ville algérienne exempte ou épargnée de cette horreur, des saletés générales, des cafards et des rats ; les seules espèces qui prospèrent et vivent librement dans leur Algérie. C’est pourquoi les jeunes la quittent ou cherchent à la quitter.

- L’Etat algérien est-il en mesure de mesurer ou de compter le nombre d’Algériens qui se nourrissent et vivent dans les poubelles ? Combien sont-ils ? Des milliers ? Des millions peut-être !

- L’Etat algérien a provoqué l’exil de deux cent mille scientifiques et hommes de culture algériens. Aucun autre Etat au monde ne peut se prévaloir d’un tel crime, d’une telle infamie, d’un tel désastre, d’une telle forfaiture. Posez-leur la question « Pourquoi êtes –vous partis ? Je suis parti quand j’ai vu les cancres, les voyous et les voleurs diriger mon pays… Comme en économie, c’est toujours la mauvaise monnaie qui chasse la bonne.

- L’Etat algérien a fabriqué un million de prostituées et un autre million de chômeurs et de désœuvrés divers.

- Le régime algérien a créé trois cent mille errants, désœuvrés, mendiants, fous et divers SDf vivant de poubelles et de charités gouvernementales. N’-t-on pas créé le ministère du couffin ! A quand celui de la Chorba ?

- L’Etat algérien a créé, par la Hogra et la Harga, la plus grande ruée de Boat People, cinq mille Harragas par an, dont la plupart nous reviennent atrocement morts sur nos rivages. Les plus chanceux d’entre eux finissent dans nos prisons ou dans les porcheries espagnoles. Deux sorts identiques ; encore que certains Harraga préfèrent la porcherie ou le poulailler espagnols. A qui la faute ? Les ministres harkis ? Le ¾ de Président ? La casquette de l’ombre ? Les trois ? Le peuple ? La solution ? C’est l’après pétrole et seulement cela la solution. Car sans pétrole, c’est la moitié de la population algérienne qui sera exterminée par la famine, les épidémies et les révoltes. Où seront alors les responsables de cette catastrophe ? Resteront-ils en Algérie ? Ils y seraient lynchés et écartelés eux et leurs descendances tant les vengeances populaires seront violentes ; terribles. Ils le savent. Ils iront manger leur argent planqué ailleurs ; aux Iles Vierges Britanniques, au Liechtenstein, Andorre, Le Luxembourg, Paris, Houston ou Dubaï et bien d’autres places où dort l’argent volé.

- L’Algérie est le seul pays au monde dont les richesses naturelles (pétrole et gaz) finissent dans les égouts (produits alimentaires, médicaments et divers produits périssables) pendant que d’autres, avec rien et aussi les égouts, créent des richesses. Nos voisins Maghrébins et Français créent de l’or avec de la merde ; les dirigeants algériens transforment, eux, notre or en merde. Notre pétrole, pour l’essentiel, finit dans les chiottes et dans des comptes codés étrangers. De la vraie merde. C’est cela le sous développement.

La vraie solution, où est-elle ?

Elle est entre les mains des militaires ; les vrais détenteurs du pouvoir. Pendant qu’il est encore temps et d’éviter la catastrophe nationale dont tous les signes annonciateurs sont partout réunis et dans toute l’étendue du pays (Jacqueries paysannes, paupérisation, misère, Hogra, dénis de droits, atteintes aux libertés publiques et individuelles, révoltes populaires, banditisme, coupures de routes, occupations de mairies, enlèvements, chômage, prostitution, maladies, épidémies, harraga, corruption, régionalisme, séparatisme et bien d’autres signes prédictifs des pires malheurs à venir) il est urgent d’agir pour que l’Algérie devienne ou redevienne  un pays normal où il fait bon d’y vivre. Au lieu de laisser s’entredéchirer les différents clans du pouvoir pour un meilleur partage de la rapine, chacun attendant l’anéantissement ou la mort de l’autre, il est urgent d’arrêter cette mascarade entre morpions, entre supplétifs soumis et détenteurs réels du pouvoir. Il est urgent de désigner une commission nationale comprenant tous les courants et toutes les sensibilités nationales représentatives de la société civile et politique algérienne impliquant l’opposition démocratique et républicaine dans toutes diversités pour les missions de salut public suivantes:

1. Faire l’état des lieux détaillé de la situation réelle du pays et à tous les niveaux sociaux, politiques, économiques et culturels en faisant appel à l’expertise nationale et internationale qualifiées et reconnues quelle que soit leur couleur politique ; la compétence et l’honnêteté étant les seuls critères électifs à cette mission.

2. Nommer un gouvernement de transition composé d’hommes et de femmes compétents, républicains,  honnêtes et jamais impliqués dans des scandales de corruption quelles que soient leur couleur politique, leur région ou leur religion.

3. Redonner à l’ANP son rôle d’armée professionnelle au service et sous le contrôle direct et permanent du gouvernement civil  y compris celui de transition. Et, dans ce cadre, remettre l’armée nationale dans ses casernes en redéfinissant ses nouvelles missions de reconstruction du pays, de construction et de défense  de l’ordre démocratique et républicain, d’assainissement et de moralisation de son encadrement, de la mise à l’écart et à la retraite de ses hauts gradés qui s’adonnent ouvertement à la rapine, à la concussion et aux divers trafics d’influence. Il faut en premier lieu bannir et nationaliser ce que tous les algérois appellent le « Pont des généraux » une sale et hideuse verrue dans le joli port d’Alger 

4. Créer le cadre et les conditions de reprise et de prise du pouvoir au niveau local, régional et national par les seuls et vrais élus du peuple dans l’esprit du contrat démocratique et républicain qui unit majoritairement les Algériens. En fait jeter les assises d’une vraie et sérieuse constituante telle que suggérée depuis toujours par Hocine Aït Ahmed dont la pertinence de la revendication, de fait, est remise au gout du jour. Une urgence si l’on s’attarde un peu sur l’exposé de ses motifs. Encore une fois, l’Histoire et l’actualité réunies donnent raison et légitimité à la revendication cardinale de M. Aït Ahmed. Il avait vu juste. Il faut repenser et énoncer les instruments de la gouvernance de la nation algérienne dans son socle républicain, démocratique et civil. Il est important de préciser la dimension civile du pouvoir ; ce qu’on n’évoque plus ou très peu depuis la mort « officiellement héroïque » d’Abane Ramadhan ; le visionnaire.  

5. Faire l’inventaire des biens et richesses détournées par des responsables en poste durant leur mandat au profit d’eux-mêmes, de leurs familles et de leurs amis. Car, pour restaurer l’autorité et la crédibilité de l’Etat, il est absolument impératif et nécessaire d’inventorier et de récupérer ces biens nationaux  pillés : biens meubles et immeubles, biens culturels et historiques,  volés, détournés ou achetés à des montants symboliques. Dernier exemple en date, un ministre en poste a acheté à une entreprise publique pour 1,8 millions de DA ( le prix d’un studio à Ouargla) un appartement loft meublé de 500 m2 qu’il a revendu pour 19 milliards de ctm. Il faut demander des comptes à tous ces dilapidateurs de biens publics quel que soit leur rang : Présidents, généraux, ministres, PDG, DG et tous les prédateurs connus de la nomenklatura. Cette opération est capitale et essentielle parce qu’il y va de la crédibilité et du sérieux de l’Etat. Il faut que les pilleurs connus de l’Algérie rendent des comptes quels que soient leurs rangs, leurs fonctions, leurs régions ou leurs grades. Les Algériens feront confiance à l’Etat quand ce dernier sera juste, équitable et exemplaire dans ses conduites. Les Algériens ne veulent plus entendre, écouter, les discours de ces ministres et, Président en tête, leur parler de lutte anti-corruption alors, qu’au su et au vu de tous, ils sont les premiers et les plus gros corrompus. A qui appartiennent les 3000 bus du transport universitaire d’Alger ? A qui reviennent les Chippa de l’autoroute Est-Ouest ? A qui reviennent les surfacturations du métro d’Alger ? Les commissions des 5 millions de vaccins H1N1 jetés à la poubelle ? Les milliards de l’agriculture offerts à des hauts responsables qui n’ont aucun lien avec l’Agriculture ? Les lignes de crédits en devises offertes à des voleurs connus ? Qui a profité du rachat des entreprises publiques privatisées ? Il serait très intéressant de rendre publique la liste nominative de ces repreneurs d’entreprises publiques vendues souvent à crédit ou pour le dinar symbolique. C’est cela les premières missions d’assainissement de la société algérienne pour stopper rapidement les dérives suicidaires dans lesquelles elle s’enfonce.

6. C’est cela les premières missions du ou des généraux dépositaires exclusifs du pouvoir politique actuel. C’est l’unique moyen d’assainir et d’élever sa conscience avant de partir. C’est le seul moyen de s’élever en laissant, pour l’Histoire, pour son pays et aux siens, quelque chose de durable et d’éternel : sauver son peuple et son pays des dérives monstrueuses dans lesquelles il s’enfonce chaque jour un peu plus. Ce n’est pas en allant onze fois ou mille à la Mecque avec l’argent du contribuable, c’est-à-dire volé, qu’on soulagera sa conscience ou entrer au paradis. Dieu, dans toutes ses déclinaisons connues, est incorruptible. Quel grandeur de se présenter à lui, nu, et dire par l’humilité : « j’ai tout fait, tout entrepris pour sauver mon pays et mon peuple… » Alors, MM les généraux intègres et patriotes ! Au travail. Dieu et les hommes de cœur et d’esprit vous soutiendront même si vous n’avez pas les vocations et la puissance d’Héraclès, nettoyeur des écuries d’Augias. Les nôtres sont trop pleines, trop sales. Il faudra des siècles pour les nettoyer. Commençons toujours en donnant à nos enfants le gout et l’envie de poursuivre.

M. A.

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